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De nouvelles mesures fiscales en préparation



Le projet de loi de finances rectificative impacte à la marge la fiscalité des entreprises.

On sait que le projet de loi de finances, en discussion au Parlement à l’heure où nous mettons sous presse, introduit des nouveautés fiscales importantes (baisse de l’impôt sur les sociétés, remplacement du CICE par un allègement de cotisations sociales...) pour les entreprises. Un projet de loi de finances rectificative, également en cours d’examen au moment où nous écrivons ces lignes, comporte aussi un certain nombre de mesures fiscales intéressant les entreprises. Zoom sur les principales d’entre elles.

BAISSE DES INTÉRÊTS DE RETARD
Lorsqu’une entreprise (ou tout autre contribuable) n’a pas réglé ses impôts dans les délais impartis, l’administration fiscale peut lui réclamer des intérêts de retard. À l’inverse, l’entreprise qui obtient un dégrèvement d’impôt à l’issue d’un contentieux ayant donné lieu à une décision de justice ou à une réclamation peut recevoir de l’État des intérêtsmoratoires. Dans ces deux hypothèses, les intérêts sont dus au taux de 0,40 % par mois. Le projet de loi prévoit de réduire ce taux à 0,20 % par mois pour les intérêts courant à compter du 1er janvier 2018.

VALEUR LOCATIVE DES LOCAUX PROFESSIONNELS

De nouvelles modalités de détermination des valeurs locatives des locaux professionnels servant de base au calcul des impôts locaux (taxe foncière, cotisation foncière des entreprises) s’appliquent depuis
le 1er janvier 2017. Ce dispositif repose sur un système d’évaluation tarifaire, mis à jour chaque année en fonction de l’évolution des loyers réellement pratiqués. Toutefois, afin de préparer au mieux cette révision, le projet de loi prévoit de différer la mise à jour des tarifs au 1er janvier 2019 (au lieu de 2018).

Pourquoi faire signer un devis à vos clients ?



Un artisan a tout intérêt à faire signer à ses clients un devis précisant la nature des prestations à réaliser et leur prix. Car sinon, en cas de contestation, il aura toutes les peines du monde à apporter la preuve que son client était d’accord sur le montant des travaux.

Ainsi, dans une affaire récente, un artisan avait réalisé des travaux de rénovation d’un bâtiment chez un agriculteur sans lui avoir fait signer de devis. Or ce dernier a contesté les travaux une fois effectués et refusé de payer la facture. Pour établir la réalité de ces travaux, l’artisan n’a été en mesure que de produire des attestations de professionnels intervenus sur le chantier. Des témoignages insuffisants aux yeux des juges qui ont rappelé qu’un écrit est nécessaire pour prouver l’existence
d’une prestation de services d’un montant supérieur à 1 500 €. L’intéressé n’a donc pas réussi à faire condamner son client à lui payer son dû !

Les accidents du travail en 5 points



En 2016, 626 227 accidents avec arrêt de travail ayant entraîné la perte de 58 millions de journées de travail ont eu lieu. Des accidents principalement causés par des manutentions manuelles (53 %), par des chutes de hauteur ou de plain-pied (25 %) et par l’utilisation d’outillage à main (9 %).

QU’EST-CE QU’UN ACCIDENT DU TRAVAIL ?
L’accident du travail est celui qui survient, quelle qu’en soit la cause, dans le cadre de l’activité professionnelle du salarié et qui entraîne une lésion physique ou psychologique. L’accident se déroule donc, en principe, pendant le temps et sur le lieu du travail : le salarié d’un garagiste qui s’entaille la main avec un outil alors qu’il procède à une réparation sur un véhicule, l’employé d’un commerçant qui se fait une entorse en glissant dans le magasin pendant qu’il s’occupe d’un client ou qui est victime d’un stress post-traumatique après un vol à main armée ou l’agression, verbale ou physique, d’un client... Précision importante : l’accident qui survient en dehors du temps strictement travaillé mais à l’occasion du travail (temps de douche, temps de pause...) alors que le salarié se trouve dans les locaux de l’entreprise ou ses dépendances (cantine, cour intérieure, sani-taires, parking...) constitue également un accident du travail. Tel est le cas, par exemple, lorsqu’un salarié se blesse alors qu’il est en train d’enfiler sa tenue de travail dans les vestiaires de l’entreprise. En revanche, si le salarié effectue, dans l’entreprise, une tâche personnelle, l’accident ne sera pas reconnu comme un accident professionnel, que celui-ci se produise pendant ou en dehors des heures de travail. C’est le cas du salarié d’un supermarché qui y fait ses courses ou du salarié d’un garagiste qui répare sa propre voiture.

COMMENT RÉAGIR LORS D’UN ACCIDENT DU TRAVAIL ?
Lorsqu’un accident du travail survient, la première chose à faire est évidemment de prodiguer à la victime les soins nécessaires et d’appeler si besoin les services de secours (Samu ou pompiers). L’employeur peut également, après s’être assuré que le salarié ne court aucun risque, le laisser partir consulter un médecin. Il doit aussi vérifier que tout danger pour les personnes présentes sur les lieux (arrêt d’une machine, coupure de l’électricité, etc.) est écarté. Par la suite, il convient de recueillir les témoignages de la victime (si possible) et des autres personnes présentes ainsi que de procéder aux constatations nécessaires pour comprendre les circonstances et les causes de l’accident. Des éléments utiles pour remédier à l’éventuel défaut de sécurité pouvant être à l’origine de ce dernier.

COMMENT DÉCLARER UN ACCIDENT DU TRAVAIL ?
Le salarié victime d’un accident doit, en principe, en informer ou en faire informer son employeur dans la journée ou au plus tard dans les 24 heures. De son côté, l’employeur doit déclarer l’accident à la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) dans les 48 heures suivant le jour où il en a connaissance. Par ailleurs, il doit déclarer l’arrêt de travail via la déclaration sociale nominative et remettre au salarié une feuille d’accident destinée à lui permettre de ne pas avancer les frais médicaux.

C’est la CPAM qui décide ensuite si l’accident subi par le salarié est ou non en lien avec son travail. À ce titre, l’employeur peut, dans le cadre de la déclaration d’accident, émettre des « réserves motivées » portant sur les circonstances de temps et de lieu (doute sur le lieu et l’heure de l’accident rapporté par le salarié) ou sur l’existence d’une cause étrangère au travail. Dans ce cas, la CPAM doit, avant de prendre sa décision, soit lui envoyer un questionnaire portant sur les circonstances et la cause de l’accident, soit procéder à une enquête. L’employeur qui a de sérieux doutes sur le caractère professionnel de l’accident peut aussi contester la décision de la CPAM reconnaissant un accident du travail, en particulier si celui-ci a un impact sur le taux de sa cotisation accidents du travail. Ce qui est le cas pour les entreprises d’au moins 20 salariés pour lesquelles ce taux est fixé, en tout ou partie, en fonction du nombre d’accidents subis par leurs employés. Pour les entreprises de moins de 20 salariés, l’enjeu est moins important car le taux de la cotisation est collectif, varie selon leur activité et est fixé indépendamment du nombre d’accidentssurvenus. Sachant que celles de 10 salariés et plus verront leur taux de cotisation majoré en 2022 si au moins un accident entraînant un arrêt de travail a lieu dans leur entreprise en 2018, en 2019 et en 2020. Elles peuvent donc avoir, elles aussi, un intérêt à contester le caractère professionnel d’un accident lorsqu’un doute subsiste.

QUE DEVIENT LE CONTRAT DE TRAVAIL DU SALARIÉ ?
Le contrat de travail d’un salarié en arrêt de travail est suspendu. Et il est interdit de le licencier sauf s’il commet une faute grave (exercice d’une activité concurrente de celle de son employeur, refus de répondre aux convocations de la médecine du travail...) ou s’il est impossible de maintenir son contrat de travail pour un motif étranger à l’accident (cessation d’activité ou fin du chantier pour lequel il avait été embauché, par exemple). Par la suite, en cas d’absence du salarié pendant au moins 30 jours, l’employeur doit organiser une visite médicale de reprise avec le médecin du travail. Lors de cet examen, le médecin va vérifier l’aptitude du salarié à reprendre son poste. Si le salarié est déclaré apte, il doit être réintégré dans son emploi. S’il est déclaré inapte, l’employeur peut le licencier pour inaptitude physique lorsqu’il est impossible de le reclasser dans un autre emploi, lorsqu’il refuse l’emploi de reclassement qui lui est proposé ou lorsque l’avis du médecin du travail mentionne expressément que tout maintien du salarié dans l’emploi serait gravement préjudiciable à sa santé ou que son état de santé fait obstacle à tout reclassement dans l’emploi.

LA RESPONSABILITÉ DE L’EMPLOYEUR PEUT-ELLE ÊTRE ENGAGÉE ?
Le salarié victime d’un accident du travail ne peut pas demander des dommages-intérêts à son employeur sauf si ce dernier ou la personne dirigeant le travail (chef d’équipe, contremaître...) a commisune faute « inexcusable ». Une telle faute est reconnue lorsque l’employeur avait conscience ou, en raison de son expérience etde ses connaissances techniques, aurait dû avoir conscience du danger couru par ses salariés et n’a pas pris les dispositions nécessaires pour les en préserver. Tel est le cas, par exemple, lorsque l’employeur laisse un salarié non qualifié manoeuvrer un tractopelle et que ce dernier blesse un autre employé en le heurtant avec le godet ou encore lorsqu’un salarié est victime d’une crise cardiaque causée par le stress dû à une surcharge de travail elle-même due à la fixation « d’objectifs inatteignables » par l’employeur.

Attention aux dangers des WIFI publics !


Très souvent utilisés par les professionnels nomades, les wi-fi publics n’offrent pas toujours la garantie de naviguer en toute sécurité. Dans les gares, les aéroports ou encore les restaurants, il est possible de se connecter à des réseaux wi-fi publics. Un accès très pratique que n’hésitent pas à utiliser les Français, particuliers comme professionnels, pour naviguer sur Internet, gérer leurs courriels, voire se connecter aux serveurs de l’entreprise.

DES RISQUES DE PIRATAGE
Sans tomber dans la paranoïa, il est conseillé de se méfier d’un wifi public. Pourquoi ? D’abord parce que l’on ignore si le réseau sur lequel on va se connecter est bien celui administré par les responsables du lieu dans lequel on se trouve (surtout si l’ordinateur ou le smartphone est paramétré pour se connecter automatiquement sur le wi-fi le plus proche). Ensuite, parce qu’il est difficile de savoir si le réseau offre un niveau de sécurité satisfaisant. Enfin, étant donné qu’il est accessible à un très grand nombre de personnes, il devient plus vulnérable aux attaques qu’un réseau d’entreprise.

LA CONDUITE À TENIR
Pour limiter les risques de piratage lors d’une connexion à un wi-fi public, quatre points de vigilance doivent être observés, ainsi que le rappelle la Cnil dans une fiche dédiée :
- pour éviter de se connecter sur un « faux wi-fi », il est conseillé de se faire confirmer par le commerçant ou un employé de la gare le nom de leur réseau wi-fi lorsque plusieurs réseaux publics sont disponibles ;
- lorsqu’en contrepartie d’un accès « gratuit », des données personnelles sont réclamées, il est recommandé de ne pas se connecter ou au moins de ne pas cocher la case « communiquer mes données à des tiers » ;
- dans tous les cas, il faut éviter d’échanger ou de travailler sur des données sensibles (personnelles ou professionnelles) lorsque l’on utilise un wi-fi public;
- enfin, il faut désactiver la fonction qui permet à sa machine de se connecter automatiquement au wi-fi le plus proche ou le plus puissant.

Une méconnaissance des risques
Selon une récente enquête de l’éditeur Norton, neuf Français sur dix ont recours aux wi-fi publics. 69 % d’entre eux étant persuadés que cet usage ne fait peser aucun risque sur leurs données. Et lorsqu’ils connaissent le risque, ils sont encore 16 % à les utiliser malgré tout. Plus globalement, 43 % des personnes interrogéesavouent être incapables de résister à la tentation de se connecter.

Prélèvement à la source : où en est-on ?


Le dispositif du prélèvement à la source devrait faire l’objet de quelques ajustements. Destiné à moderniser le recouvrement de l’impôt sur le revenu sans en modifier les règles de calcul, le système du prélèvement à la source entrera en vigueur le 1er janvier 2019. Un report d’un an qui va permettre aux pouvoirs publics de peaufiner le dispositif et de mieux accompagner les contribuables et les entreprises.

DES CONTRIBUABLES MIEUX INFORMÉS
Les contribuables prendront connaissance pour la première fois
de leur taux de prélèvement (applicable dès janvier 2019) lors de la souscription en ligne de leur déclaration de revenus, au printemps 2018. Une information qui ne sera donnée aux déclarants sur papier que dans leur avis d’imposition envoyé durant l’été 2018.
Les contribuables pourront aussi se familiariser avec les nouvelles modalités d’imposition grâce à une simulation (tenant compte, le cas échéant, de leur taux personnalisé ou du taux neutre) opérée sur les derniers salaires de 2018. Ils pourront alors connaître le montant qui serait prélevé sur leurs revenus si la réforme était déjà mise en place. À noter que dans les premiers temps, l’administration fiscale devrait faire preuve de mansuétude envers les contribuables, notamment lorsqu’ils feront un mauvais usage du dispositif de modulation à la baisse de leur taux de prélèvement. Une marge d’erreur et un régime unique de pénalités seront ainsi prévus.

DES SIMPLIFICATIONS POUR LES ENTREPRISES
Divers aménagements devraient également être apportés afin d’alléger la charge des entreprises. Ainsi, d’une part, elles devraient récupérer le taux personnalisé de leurs salariés plus tôt. Ce qui leur permettra d’éviter l’application d’office du taux neutre (taux défini par les pouvoirs publics et appliqué aux salariés qui ne souhaitent pas que leur employeur connaisse l’étendue des revenus de leur foyer) aux rémunérations versées lors des premiers mois de la mise en oeuvre du dispositif. Et d’autre part, les sanctions encourues par les entreprises en cas de défaillance déclarative seront revues à la baisse, passant de 500 € à 250 €.

Un mode d’emploi bientôt disponible
Afin d’endosser au mieux leur nouveau rôle de collecteur de l’impôt, les entreprises seront accompagnées par l’administration fiscale. Un « kit » leur sera adressé, qui décrira notamment les différentes étapes qu’elles devront suivre au cours de l’année 2018 afin de sécuriser le déploiement du prélèvement à la source ainsi que les démarches à accomplir en cas de difficultés informatiques.

Comment décompter l'effectif de votre entreprise ?


 
COMMENT DÉCOMPTER L’EFFECTIF DE VOTRE ENTREPRISE ?

Pour déterminer votre effectif salarié de l’année 2017, vous devez désormais respecter les nouvelles règles de décompte applicables au calcul et au recouvrement de l’ensemble des cotisations et contributions sociales. Ainsi, votre effectif annuel correspond à la moyenne des effectifs calculés pour chaque mois civil de l’année 2017. Sachant que tous les salariés titulaires d’un contrat de travail doivent être décomptés, exception faite, notamment, des salariés en CDD qui remplacent un salarié absent, des apprentis et des intérimaires. En outre, il convient de considérer le temps de travail des salariés : un salarié à
temps plein compte pour une unité et un salarié à temps partiel, par exemple à 26 heures par semaine, compte pour 26/35 si l’entreprise est soumise aux 35 heures. De plus, le salarié qui est embauché ou qui quitte son emploi en cours de mois ne compte qu’au prorata de son temps de présence dans l’entreprise, soit, par exemple, pour 10/31 s’il a été recruté le 10 décembre.

DÉCRET N° 2017-858 DU 9 MAI 2017, JO DU 10

Précision
Ce nouveau décompte s’applique, entre autres, pour déterminer le montant et la date de paiement des charges sociales et pour vérifier votre éligibilité aux dispositifs d’exonération de cotisations sociales.

Comment préserver le capital de votre assurance-vie ?



Vous souhaitez profiter du dynamisme des marchés financiers tout en étant sûr que les sommes d’argent que vous avez versées sur votre contrat d’assurance-vie reviendront en totalité à vos bénéficiaires ? C’est possible grâce à la garantie plancher.

UN MÉCANISME PROTECTEUR
Faire appel aux unités de compte est un bon moyen d’améliorer le rendement de son assurance-vie. Mais contrairement aux fonds en euros, le capital investi n’est alors pas garanti. Ce qui peut poser problème lorsqu’on a recours à ce produit d’épargne pour transmettre une partie de son patrimoine. C’est pourquoi certains assureurs proposent aux épargnants la mise en place d’une garantie plancher. En clair, il s’agit d’une assurance complémentaire garantissant au(x) bénéficiaire(s) du contrat qu’il(s) percevra(ont), au décès de l’assuré, une somme minimale correspondant au capital (net de frais) versé au contrat.

LES DIFFÉRENTES GARANTIES
Outre la garantie plancher « simple », un certain nombre d’autres garanties peuvent vous être proposées pour assurer un capital. La garantie indexée applique aux cotisations que vous avez versées un taux d’indexation annuel pour déterminer
le montant du capital garanti. La garantie cliquet permet, quant à elle, de garantir le versement d’un capital égal à la valeur de rachat la plus élevée atteinte durant la vie du contrat. Enfin, la garantie vie entière consiste à fixer, lors de la souscription de l’option, le montant du capital qui sera versé aux bénéficiaires en plus de la valeur de rachat de votre contrat au moment de son dénouement. Ces différentes garanties étant évidemment facturées par l’assureur.


UNE LIMITE D’ÂGE
En plus d’être plafonnées, certaines des garanties planchers des contrats d’assurance-vie en unités de compte cessent de produire leurs effets au-delà d’un certain âge : 75 ans pour la garantie simple et 65 ans pour la garantie assortie d’un effet cliquet.
 

Fraude : les scénarios catastrophes à éviter



Les dernières statistiques publiées par l’assureur Euler Hermes et la DFCG ont de quoi inquiéter : en 2016, 8 entreprises sur 10 ont été victimes d’une tentative de fraude et 1 sur 5 d’une fraude avérée. Dans cette dernière situation, précise l’étude, 10 % des entreprises attaquées auraient subi une perte supérieure à 100 K€. Un niveau de risque sans précédent causé par trois grands types de fraude que nous vous invitons à découvrir pour mieux vous en prémunir et pour adopter le bon comportement si elles venaient à vous toucher.

LA FRAUDE AU PRÉSIDENT

Responsable administrative d’une PME spécialisée dans le mobilier professionnel, Mme X consulte ses courriels un jour de juillet 2015. L’un d’entre eux, estampillé « confidentiel », émane du président de l’entreprise et enjoint d’effectuer un virement urgent sur un compte étranger afin de mener à bien le rachat d’un concurrent asiatique. Plus tard, un prétendu avocat l’appelle : « C’est une opération urgente. Vous ne voulez pas mettre en péril l’entreprise, n’est-ce pas ? ». Mme X ordonne alors 7 virements pour un montant total de 1,6 million d’euros avant que la fraude ne soit découverte. Privée de trésorerie, cette entreprise des Deux-Sèvres employant 42 salariés a été placée en liquidation judiciaire en janvier 2016.

COMMENT SE PROTÉGER ?
La fraude au président est un cas typique d’abus de confiance. Elle s’appuie sur la connaissance que les fraudeurs ont de l’entreprise cible, sur la mise en place d’un scénario crédible et sur leur capacité à contrôler psychologiquement la personne qui, malgré elle, va devenir leur complice. Pour limiter ce risque de fraude, il faut :
- assurer la confidentialité des organigrammes (a minima en extraire le nom et les coordonnées des responsables financiers et comptables) ;
- limiter la communication de l’entreprise autour de ses partenariats et de ses grands projets ;
- sensibiliser les salariés en leur présentant la mécanique de cette fraude ;
- rappeler aux salariés qu’ils doivent systématiquement mettre en place une procédure de validation (par exemple, contacter directement le chef d’entreprise, un cadre, le Cabinet) quand la demande est insolite et/ou portée par un interlocuteur inconnu faisant preuve d’insistance (flatterie, intimidation) ;
- mettre en place un protocole de double signature pour tout virement supérieur à 1 000 €.

COMMENT RÉAGIR ?
Si le virement vient d’être effectué, il n’est peut-être pas trop tard. Les banques disposent, en effet, d’une possibilité de rappel des fonds durant les premières heures qui suivent l’ordre. Sans attendre, il faut :
- alerter sa banque (y compris en dehors des heures d’ouverture, via leur numéro d’urgence) ;
- saisir les autorités (la police dispose de services spécialisés).

LES CYBER-FRAUDES
Employé au service technique d’une PME du BTP, Jacques vient de recevoir un courriel qui ne lui est pas destiné. À première vue, il émane d’un fournisseur et contient une facture en pièce jointe. Avant de l’adresser au service comptable, Jacques, par curiosité, ouvre la facture. Quelques minutes plus tard, il remarque que son ordinateur est devenu très lent, puis un message apparaît sur son écran lui indiquant que toutes ses données sont désormais cryptées et qu’il devra payer une rançon de 1 bitcoin (autour de 6 000 €) pour les récupérer. Jacques éteint puis rallume son ordinateur plusieurs fois. Au bout d’une vingtaine de minutes, il entend ses collègues s’agiter dans les couloirs. Tous les ordinateurs de l’entreprise sont désormais bloqués. Toutes les tentatives pour décrypter les données échoueront. Le formatage et la réinstallation de toutes les machines seront nécessaires. L’opération durera 2 jours et mobilisera une dizaine de techniciens extérieurs.

COMMENT SE PROTÉGER ?
Le phishing (tentative d’extorsion de mot de passe ou de coordonnées bancaires via des mails ou des interfaces Web imitant ceux d’une banque, d’un fournisseur ou d’une administration) et les rançongiciels (logiciels cryptant les données et réclamant une rançon pour les libérer) se répandent comme tous les logiciels malveillants. Dès lors, il convient :
- de mettre à jour les antivirus et systèmes d’exploitation ;
- de ne jamais ouvrir les pièces jointes des courriels douteux (inhabituels, expéditeurs inconnus, style impersonnel, texte mal traduit…) ;
- d’effectuer une sauvegarde quotidienne des données stockées sur des supports déconnectés du réseau.

COMMENT RÉAGIR ?
Dès qu’une machine est touchée, immédiatement il faut :
- la déconnecter du réseau ;
- alerter les services techniques (internes ou externes à l’entreprise) ;
- porter plainte.
Et il ne faut jamais payer la rançon.

LA FRAUDE AU FAUX FOURNISSEUR
Alain travaille au service comptable d’un équipementier automobile. Un jour, il reçoit un courrier à en-tête d’un de ses fournisseurs l’informant d’un changement de coordonnées bancaires. Le courrier est signé par le directeur financier du fournisseur, M. Dumas. Une personne qu’Alain connaît. Sans attendre, il modifie les coordonnées bancaires. Au cours des six mois suivants, Alain met en paiement trois factures pour un total de 700 000 €. Un jour, M. Dumas appelle Alain car il n’a pas été payé. Ensemble, ils découvrent la fraude.

COMMENT SE PROTÉGER ?
En cas de demande de changement de coordonnées bancaires d’un fournisseur, notamment si le nouveau compte est à l’étranger, il faut :
- contacter directement le fournisseur en question sans utiliser les coordonnées présentées dans le courriel ou le courrier papier ;
- mettre en place un système de double validation pour tout changement de ce type.

COMMENT RÉAGIR ?
Si un virement vient d’être effectué, sans attendre, il faut :
- alerter sa banque pour bloquer le paiement ;
- saisir les autorités ;
- prévenir le fournisseur.

Rester en alerte
La fraude est un risque permanent et en constante mutation. Sensibiliser ses collaborateurs dans le cadre d’une simple formation n’est donc pas suffisant. Il faut régulièrement battre le rappel en évoquant les nouveaux risques, les enjeux et la conduite à tenir. Idéalement, un collaborateur ou un partenaire extérieur à l’entreprise doit prendre en charge cette mission de veille et d’alerte.

CYBERMALVEILLANCE.GOUV.FR
La plate-forme gouvernementale cybermalveillance.gouv.fr permet d’identifier, dans toutes les régionsde France, des prestataires spécialisés dans la cybersécurité.

Autres scénarios
L’imagination des fraudeurs est sans limite. Certains se font passer pour des banquiers et, sous couvert d’un changement technique, demandent à leur client d’effectuer des tests de virement sur un compte « spécial » ; d’autres prennent l’identité d’un client, passent une commande, se font livrer les marchandises dans un local insolite puis disparaissent dans la nature.

PRENDRE UNE ASSURANCE
Il est possible de s’assurer contre la fraude. Toutefois, le montant des primes demandées dépendant du niveau de protection (technique, comportemental) atteint par l’entreprise, cette démarche doit venir en complément d’une série d’actions préventives déjà menées.

Google HOME mène sa révolution de salon



Google Home est disponible sur le marché français depuis le mois d’août dernier. Il s’agit d’une sorte de haut-parleur connecté qui permet à ses utilisateurs d’échanger, de vive voix, avec une intelligence artificielle hébergée dans le « cloud » et baptisée « Google Assistant ». Zoom sur ce gadget qui pourrait révolutionner nos vies.

PLUSIEURS MODÈLES
Google Home prend la forme d’un cylindre gris haut d’une quinzaine de centimètres. Il est branché sur le secteur, pèse autour de 500 g, abrite deux microphones, une antenne wi-fi, des diodes signalant son fonctionnement et, bien entendu, un haut-parleur. Sur sa partie supérieure, quelques touches permettent d’allumer l’appareil, de le mettre en pause et de régler le volume du son. Une version plus petite (Google Home Mini), dont la forme rappelle celle d’une savonnette, est également proposée. Le modèle géant, doté d’enceintes de meilleure qualité (Google Home Max), devrait, quant à lui, sortir en France en 2018. Côté prix, Google Home coûte autour de 150 € et Google Home Mini, 60 €.

UN INTERLOCUTEUR NUMÉRIQUE
Ce n’est pas l’appareil qui fait l’intérêt du système, mais bien Google Assistant, l’intelligence artificielle avec laquelle il nous permet de
communiquer. Hébergée sur les serveurs du géant américain, cette dernière est suffisamment performante non seulement pour comprendre nombre de nos demandes (à condition qu’elles soient précédées de l’expression « OK Google »), mais aussi pour y répondre dans l’instant. En s’aidant du moteur de recherche, Google Assistant peut ainsi répondre (via une voix féminine ou masculine) à
des questions d’actualité, donner les cours de la Bourse, l’adresse et les horaires d’ouverture d’un commerce ou encore dicter une recette de cuisine.

Une interface centrale
Google Home a vocation à devenir une interface centrale. Il peut ainsi
communiquer avec un smartphone(modifier son agenda, lui adresser une liste de courses...). Il est également en mesure, via des applications tierces, de gérer la domotique (contrôle des lumières, des appareils ménagers connectés) ou de lancer une playlist. Enfin, des scénarios sont programmables. Par exemple, la commande vocale « Bonne nuit » peut entraîner plusieurs actions comme la coupure des lumières et la mise en marche de l’alarme.

LA CONCURRENCE ?
Amazon Echo est le principal concurrent de Google Home. Il n’est pas encore disponible en France, mais s’est déjà écoulé à 16 millionsd’exemplaires dans le monde. Apple devrait également bientôt sortir son haut-parleur connecté : le HomePod
 

la protection sociale des non-salariés en 2018



L’année 2018 devrait voir la disparition du RSI pour les travailleurs non salariés.

Suppression du Régime social des indépendants (RSI) et baisse des cotisations sociales pour les travailleurs non salariés (TNS) sont au menu du projet de loi de financement de la Sécurité sociale actuellement en discussion au Parlement.

LA SUPPRESSION DU RSI
À compter de 2018, et sur une période de 2 ans, la gestion de la protection sociale des TNS devrait être progressivement transférée du RSI au régime général de la Sécurité sociale. Les missions actuelles du RSI seraient confiées aux Urssaf pour le paiement des cotisations sociales personnelles, aux caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) pour les prestations maladie-maternité et, à l’exception des professionnels libéraux, aux caisses d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) pour le paiement des retraites de base. Cette réforme ne modifierait ni le montant des cotisations dues par les non-salariés, ni le niveau des prestations qui leur sont octroyées. À noter que la retraite complémentaire et l’invalidité-décès des nonsalariés (hors libéraux) ne seraient pas confiées au régime général de la Sécurité sociale mais à un organisme autonome, le Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants.

LA BAISSE DES COTISATIONS PERSONNELLES
Au 1er janvier 2018, les TNS verraient leur cotisation d’allocations familiales diminuer de 2,15 points. Ce qui entraînerait une suppression de cette cotisation pour ceux dont le revenu est inférieur à 110 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass), soit environ 43 700 € par an en 2018. Par ailleurs, actuellement, les TNS dont le revenu annuel est inférieur à 70 % du Pass (27 460 €) bénéficient d’une exonération dégressive de leur cotisation maladie-maternité pouvant aller jusqu’à 3,5 points. À partir de 2018, cet avantage serait étendu. Ainsi, les non-salariés percevant un revenu annuel inférieur à 110 % du Pass pourraient avoir droit à une réduction dégressive de cette cotisation allant jusqu’à 5 points.


La retraite des libéraux
La retraite de base, la retraite complémentaire et l’invalidité-décès des professionnels libéraux resteraientconfiées aux sections professionnelles de la CNAVPL. Toutefois, à partir de 2019, la plupart des professions non réglementées, relevant actuellement de la Cipav, seraient affiliées au régime commun des indépendants.


LA CSG EN HAUSSE
Au 1er janvier 2018, la contribution sociale généralisée (CSG) devrait augmenter de 1,7 point pour s’appliquer à un taux de 9,2 % sur les revenus d’activité des travailleurs indépendants. La part de la CSG déductible du revenu imposable s’élevant à 6,8 % et celle de la CSG non déductible à 2,4 %.

 
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